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Dimanche 6 mai 2007

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1945. Claire Randall, jeune infirmière, retrouve son mari Frank dans un village écossais pour leur lune de miel.
Alors qu'elle se promène dans la lande, elle découvre un site mégalithique où les villageoises se réunissent en secret pour y célébrer d'étranges rites. Fascinée, elle s'approche d'un grand menhir fendu... Et se volatilise!
Quand elle reprend conscience, elle est entourée de combattants en pleine action. Et curieusement, l'un d'entre eux est le sosie de son époux. A sa grande stupeur, elle comprend aussitôt qu'elle est propulsée... en l'an de grâce 1743! Période troublée s'il en fut : l'Écosse, occupée par les félons Anglais, est à feu et à sang...

 « Le chardon et le tartan » est une des premières séries dont j’ai pris note lorsque j’ai découvert les forums littéraires. Les 2 premiers tomes sont donc dans ma PAL depuis un très long moment.
J’ai commencé ce livre il y a quelques jours et il s’est passé exactement ce que j’avais prévu : j’ai adoré !!!

Le début du livre, en 1945, est agréable à lire, on s’attache déjà un peu à Claire ; mais c’est bien sûr à partir du moment où elle remonte dans le temps qu’on comment vraiment à accrocher.

Je n’ai pas pu décrocher, j’ai lu ce premier tome d’une traite, j’étais vraiment accaparée !

Claire s’intègre plutôt bien dans l’Ecosse du XVIIIe siècle, grâce à ses talents de « guérisseuse ». Elle doit quand même faire face à de nombreux problèmes : on la prend pour une espionne, le sosie de son mari du XXe siècle, son ancêtre, est un atroce salopard qui voudrait massacrer les Ecossais et violer tous les gens qu’il croise, bref, ce n’est pas de tout repos.

Bon, je crois que c’est plutôt un livre pour filles, y a de l’aventure et du mouvement, mais il y a aussi pas mal d’amour, avec un beau héros viril, qui protège l’héroïne tout en devant se faire soigner par elle et tout et tout…

Dès que j’ai fini ce premier tome, j’ai enchaîné avec la lecture du « bûcher des sorcières » (je signale au passage que le découpage des tomes en version française ET en édition de poche est un vrai casse-tête…).

Je fais mes excuses au passage pour la classification hasardeuse... J'ai mis ça dans "romans historiques", sans grande conviction.

Vendredi 4 mai 2007

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La fin du livre ? On l'annonce pour demain depuis le berceau des incunables.
S'adressant à une lectrice (imaginaire) qui s'inquiète de l'avenir de la lecture, Hubert Nyssen, fort de sa double expérience d'écrivain et d'éditeur, passe au tamis, avec humeur et humour, les craintes, les espérances, les prévisions et les prophéties qu'inspire le spectre continuellement brandi de la crise du livre.


Dans ce court mais très intéressant essai, Hubert Nyssen s’intéresse au livre, à la lecture et à leur présent.

Je dis leur présent, parce que même si c’est à partir d’une préoccupation pour l’avenir que commence ce livre, Nyssen parle avant tout de ses expériences et points de vue. C’est difficile d’enfermer tout ça dans une tranche de temps !

Bon, disons que ce sont essentiellement des considérations sur la lecture, voilà. Car le livre est peut-être en crise (ça reste à voir), mais après tout, qu’importe ? On lisait avant, on lira après…

Nyssen exprime son point de vue sur une multitude de petits thèmes, toujours avec beaucoup d’esprit et une très belle plume. Il sait aussi flatter les lectrices, cet homme-là !

Il nous parle aussi de certaines rencontres dans sa vie de lecteur et d’éditeur, et il en parle si bien que j’ai maintenant envie de lire Goran Tunström et Nina Berberova.

Un petit extrait, pour savoir quoi rétorquer à ceux qui vous demandent « mais comment tu faaaaaiiiiis pour lire autaaaant ? » :
« De toute manière, le temps, et en particulier, le temps de lire, dites-vous bien qu’on ne le trouve pas, on ne le trouve jamais qui, tout à coup disponible, vous attendrait. Le temps, ça se prend ou ça se perd. Si vous voulez en disposer, vous ne pouvez que l’attraper, le choper, le ravir. C’est un choix à faire dans les priorités que vous donnez. Oui, voilà bien une autre des conditions dont l’avenir de la lecture dépend : l’attitude à l’endroit du temps ».

Mercredi 2 mai 2007

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Shocking ! Le général Balantyne ne décolère pas contre cet inconnu qui a eu le mauvais goût de venir mourir sur son perron de Bedford Square. Pour Thomas Pitt, chargé de l’enquête, l’existence d’un lien entre la victime et le vieux militaire ne fait cependant aucun doute, mais pour le découvrir il va lui falloir explorer les arcanes de la haute société victorienne.

Et lorsqu’il s’agit de s’introduire dans ce milieu huppé, aucune aide ne lui est plus précieuse que celles de sa femme, l’intrépide Charlotte, de son amie Lady Vespasia, et de l'indispensable bonne Gracie.

Ensemble, ils vont peu à peu découvrir l’odieux chantage dont étaient victimes six des personnages les plus influents du royaume et qui menaçait leur bien le plus cher dans cette société impitoyable : leur réputation.

 
Premier Anne Perry pour moi. Encore un policier historique, je suis fan de ce genre ! Je ne sais pas si c’est pour ça uniquement, mais j’ai beaucoup aimé Bedford Square.

L’intrigue est un peu complexe (voyons, qui est Sir machin, déjà… de quoi est accusé Lord truc….). Cela dit, il me semble qu’on devine quand même avant la fin non pas forcément qui est le coupable mais autour de quoi tourne réellement le chantage qui est fait à ces six hommes (ah là là, que de phrases alambiquées pour ne pas spoiler !).

Comme toujours avec les policiers historiques, il y a un double intérêt : l’intrigue mais aussi l’ambiance, le contexte. J’aime beaucoup l’époque victorienne et tous ces gens collets montés qui s’offusquent pour une phrase mal tournée ou un gant pas assez blanc, c’est très amusant.

L’intrigue se prêt d’autant plus à l’histoire qu’il est question ici de réputation. Les six hommes victimes d’un étrange chantage (pas de rançon ni de menace !) se voient tous touchés dans ce qui compte le plus pour eux, c’est-à-dire ce que les autres vont penser d’eux.

C’est terrible, ils ont tous d’atroces problèmes de conscience alors même qu’ils sont blancs comme neige, mais ils se sentent devenir suspicieux envers tous ceux qu’ils croisent…

J’ai apprécié aussi la petite histoire parallèle entre Tellman et Gracie. Tellman est un personnage amusant, qui découvre peu à peu que le monde n’est pas aussi manichéen qu’il ne croit (les aristos ne sont pas tous d’odieux personnages imbus d’eux-mêmes et exploitant les autres jusqu’à la moelle, tandis que les domestiques ne sont pas tous d’une morale irréprochable et ne vivent pas tous leur conditions dans d’atroces souffrances !).

Quant à Gracie, elle est directe, n’a pas sa langue dans sa poche et apporte une vraie touche de fraîcheur dans cette ambiance pesante qui plane lors de l’enquête de Thomas Pitt. Dommage qu’il faille probablement attendre les tomes suivants pour savoir si ces deux-là vont enfin arrêter de se manger le nez !

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