Chez Kali...

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Dimanche 15 novembre 2009
"La guerre de 14, je ne l'ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l'humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d'hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d'excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n'en finissait plus de s'acharner sur le simple soldat. C'est cette guerre-là que je n'ai pas connue."
Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d'obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s'y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d'une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce.


La première guerre mondiale est une période de l'histoire que je n'avais, je crois, jamais croisée en littérature. Pourtant, ce terrible épisode de notre histoire m'a toujours beaucoup intéressée ; entre autres parce qu'il me semble que c'est un tournant, le début du monde moderne dans lequel nous vivons.
Parmi tous les romans ou essais consacrés à la Grande Guerre, c'est La chambre des officiers que j'avais le plus envie de découvrir (en raison d'une certaine obsession d'une de mes collègues, qui a dû m'en parler une bonne douzaine de fois avant que je ne le lise!).
C'est là un roman simple, à l'écriture juste et sans fioritures, qui rend hommage aux gueules cassées. C'est justement cette sobriété dans le style qui me semble faire la force de cette histoire ; on est confronté à une souffrance sans nom, et pourtant on vit aux côtés d'Adrien, le héros, comme si on partageait réellement son quotidien.
Etre défiguré, c'est perdre son apparence d'homme, c'est s'éloigner des humains... Et pourtant, comme ils le sont, humains, tous les personnages de ce roman! Adrien est un homme comme tout le monde, un type avec des rêves, des souhaits, une certaine conception des choses... Ce n'est pas un héros, ni un monstre, c'est juste un homme victime de la guerre. Avec d'autres gueules cassées, les années de guerre se déroulent à l'hôpital, autour de partie de cartes et de discussions amusantes. Ces trois homme et cette femme vivent une très belle histoire d'amitié.
Marc Dugain s'est inspiré de son grand-père pour écrire ce court mais puissant roman, ce qui explique peut-être la justesse de ses propos et la proximité que j'ai eu l'impression d'avoir avec Adrien, le personnage principal. C'est un très beau roman, que je suis heureuse d'avoir lu... Et dont je compte voir bientôt l'adaptation, puisque je viens d'acheter le DVD!

Les avis d'Anjelica, Fanyoun, Ingannmic, Jules, Julien, Nanne, Pimprenelle.
Par kalistina - Publié dans : romans historiques
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Mercredi 11 novembre 2009
Je passe dans mon mode préféré ce soir : mode bisounours!
Edelwe m'a décerné le "prix de l'amitié" ce matin, : mille mercis!



A mon tour de citer 7 choses que j'aime :
- lire (mais quelle originalité...)
- manger des sucreries (en ce moment c'est chocolat au lait de chez Lindt et bonbons fourrés aux fruits)
- rester sous la couette (j'ai du sang de marmotte dans mes veines, et ça ressort en période de grand froid)
- regarder Big Bang Theory en VO (j'ai testé en VF, c'est carrément pas drôle, alors qu'en VO je me marre au moins 18 minutes sur les 22 que compte chaque épisode)
- m'inscrire à des swaps et autres opérations blogo-livresques
- profiter du froid pour manger raclettes et autres tartiflettes sans m'en vouloir le moins du monde
- rêver de gagner le jackpot au prochain tirage de l'Euromillions (mode bisounours je vous dis)

Puis 7 blogueurs à qui décerner cet "appreciation award" :
- Anneso
- Belledenuit
- Calypso
- Ellcrys
- Mariel
- Neph
- Theoma

J'en profite pour présenter officiellement mes excuses à Anneso, pour n'avoir toujours pas répondu à un de ses tags... Je n'oublie pas! Et puis ce sera original, je le ferai en décalage complet d'avec le reste de la blogosphère :p
Par kalistina - Publié dans : tests, questionnaires
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Dimanche 8 novembre 2009
Et si, écœuré par la défaite allemande en 1918, Adolf Hitler avait émigré aux Etats-Unis ? S'il s'était découvert une vocation d'écrivain de science-fiction ? S'il avait rêvé de devenir le maître du monde et s'était inspiré de ses fantasmes racistes et belliqueux pour écrire Le Seigneur du Svastika, un roman couronné par de prestigieux prix littéraires ? Etonnante uchronie et terrifiante parodie, Rêve de fer est une dénonciation sans appel et sans ambiguïté du nazisme.

Voilà un roman bien dérangeant, je n'avais rien lu de pareil auparavant...

Après une brève préface, le lecteur tombe sur la page de titre, puisqu'on a ici un roman dans le roman : Le Seigneur du Svastika d'Adolf Hitler. Dans un monde qui aurait pu être le nôtre, Hitler n'a donc pas pris le pouvoir en Allemagne avec les conséquences que l'on sait, mais a émigré aux Etats-Unis pour y devenir un auteur de SF reconnu. Et quel est le thème de ses romans? La survie de la pureté de la race humaine...

On fait donc connaissance avec Feric Jaggar, un "purhomme" qui refuse l'inéluctable agonie du pur génotype humain, menacé par les hordes de créatures mutantes : les hommes-perroquets, les hommes bleus... Son charisme et son fanatisme lui permettent de rapidement rallier d'autres "purhommes" à sa cause, en vue de dominer le monde pour "l'épurer".
Les processus de prise de pouvoir font froid dans le dos : la mise en oeuvre d'une politique de communication pour faire la promotion du parti et permettre le développement de la propagande, des discours empreints de la folie du fanatisme destructeur ("ce dont nous avons besoin, c'est d'une nouvelle volonté de préserver la pureté raciale de Heldon! Ce qu'il nous faut maintenant, c'est un gouvernement animé de la volonté irrépressible de purger, par le fer et par le feu, Heldon du dernier Dom et du dernier gène contaminé!" etc.), la création du corps d'élite des SS, "soldats du Svastika, qui sera une véritable élite, sélectionnée pour son dévouement, sa pureté génétique, sa force physique et son intelligence", les exécutions massives, le renforcement des "lois sur la pureté raciale"...
Et que dire de l'idéologie à laquelle croient dur comme fer Feric et ses soldats : la légitimité de leur domination sur les autres peuples, la nécessité de l'eugénisme, la justification des camps de concentration... Les termes "pureté", "supériorité" et autres du même genre reviennent sans cesse.

Evidemment, Spinrad a écrit un roman pour faire réagir ses lecteurs, pour dénoncer le nazisme, pour démontrer comment toute une population a pu se laisser convaincre insidueusement d'accepter l'inacceptable. Mais c'est à nous de faire l'analyse de l'oeuvre pour en déduire la dénonciation, car le roman lui-même glorifie Feric Jaggar et ses actes. Cela crée donc un climat particulièrement dérangeant, qui m'a mise mal à l'aise du début à la fin de ma lecture.
Cette ambiguité a d'ailleurs valu à Rêve de fer d'être longtemps interdit en Allemagne et dans certains autres pays, où il était vu comme une apologie du nazisme.

L'édition chez Folio SF comporte donc une nouveauté, une fausse postface : un psy-quelque-chose (-chiatre? -analyste?) de ce monde imaginaire analyse le roman de ce Adolf Hitler d'une réalité alternative. On y trouve tous les lieux communs attendus : le psy dénonce l'homosexualité refoulée du "patient", son aberration mentale, son fétichisme obsessionnel de nature morbide... Pour arriver à la conclusion qu'un type atteint d'une telle psychose "ne pourrait pas prendre le pouvoir ailleurs  que dans les fantasmagories d'un roman de science-fiction pathologique".
Cette postface lève donc le quiproquo qui aurait pu subsister quant aux intentions de Spinrad en écrivant ce roman. Reste que, en raison de mon malaise, je suis restée en retrait tout au long de ma lecture. Ce roman ne semble pas représentatif du tout de l'oeuvrede Spinrad... Alors je lirai peut-être un jour d'autres de ses oeuvres.
Par kalistina - Publié dans : science-fiction
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Jeudi 5 novembre 2009

Bonjour!

Je vous remonte ma petite boîte aux lettres...
Suite à une suggestion d'Anjelica (merci pour cette idée!), j'ouvre ce message.
Si vous voulez venir faire un petit coucou, dire quelque chose sans lien direct avec un article de ce blog, enfin tout ce que vous voulez, c'est ici!
A vous la parole, cet espace est le vôtre :-)

Par kalistina - Publié dans : vous avez la parole
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Lundi 2 novembre 2009
Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère. Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire. Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume.

David n'a que douze ans mais doit faire le deuil de sa mère. Quand sa nouvelle belle-mère arrive dans sa vie, il il tâche de faire quelques efforts, mais son ressentiment est trop fort, il en veut à son père de se détourner de lui et de la mémoire de sa mère, à cette nouvelle femme d'être en plus gentille envers lui...
Déjà friand de lectures, comme sa mère, David se replie bien vite dans sa nouvelle chambre, pour lire encore plus d'histoires, de contes et de légendes. Ca tombe bien, les murs en sont garnis... Mais ces nouveaux livres ne s'entendent pas forcément avec les anciens, ceux que David a apportés avec lui. Car David entend les livres se parler entre eux, d'abord en un faible murmure, puis de plus en plus fort... Et l'étrange ne fait que commencer!
Je me suis assez vite attachée à ce garçon ; il a beaucoup de tocs, comme de toujours faire les choses deux fois, parce que les chiffres impairs, c'est le mal! Ce sont ces petits détails qui me plaisent et donnent de l'épaisseur à un personnage qui sinon pourrait être banal.
Lorsque son sort bascule et qu'il se retrouve dans un autre monde, un monde magique, j'ai été happée par l'histoire! On croise de nombreux personnages de contes connus - ou que l'on croit connaître, car on a bien des surprises! Ainsi, les sept nains sont d'ardents militants communistes, contraints de vivre sous la dictature d'une abominable Blanche Neige. Camarade n°1 (pas de Simplet ni de Grincheux dans ces contrées) a d'ailleurs composé une chanson pour se donner du coeur à l'ouvrage, et il a eu quelques difficultés à trouver des rimes pour "collectivisation du travail" et "oppression des infâmes chiens capitalistes" :D
Dans cet univers de contes, nous avons aussi de dangereux loups, un gentil garde-forestier... Mais ici l'essence originelle des contes est retrouvée ; pas de beaux décors acidulés, pas de gentils personnages la main sur le coeur... Les contes prennent vie, dans toute leur noirceur et leur cruauté. Certains passages sont franchement violents, et je pense qu'à les lire à l'âge du héros j'aurais été traumatisée! J'ai donc décidé de classer ce roman dans la catégorie "fantasy", et non pas jeunesse, car je trouve qu'on en est loin.
Dans ce monde où les dangers sont légion, David grandit, mûrit, aidé heureusement par certains personnages empreints de bonté, notamment Roland (où l'ont voit que les légendes sont elles aussi bien représentées dans ce roman). Le livre des choses perdues est donc un roman initiatique, par la quête d'un jeune héros qui évolue dans un monde merveilleux (au sens premier), où le lecteur aura le plaisir de voir les contes et légendes qu'il connaît largement revisités, pour frissonner et tourner les pages sans s'arrêter.
Mes seuls regrets concernent une certaine prévisibilité au sujet de quelques éléments du déroulement, et un degré de violence sanguinolente qui aurait peut-être pu être moins élevé.
Un coup de coeur néanmoins, lisez-le!

Mes remerciements à Blog-o-Book et aux éditions de l'Archipel qui m'ont offert ce l
ivre.


Les avis de Cathulu, Cuné, Emeraude, Esmeraldae, Fashion, Gio, Karine:), Leiloona, Lilibook, Malice, Noryane, Pimpi, Praline...
Par kalistina - Publié dans : fantasy
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Dimanche 1 novembre 2009

Elle aimait les bijoux,les lumières, le luxe. C'est étranglée sur là paille d'une écurie, près d'une écluse du canal, à la hauteur d'Epernay, qu'on l'a retrouvée. Non loin de là, dans un paysage brumeux et imprécis, un yacht anglais allait plus vite que les lourdes péniches tirées par des chevaux. Sur un vélo d'emprunt, Maigret pédalait patiemment sur le chemin de halage. C'était encore la meilleure façon d'observer ce monde opaque et silencieux de la batellerie. Ce crime lui paraissait inexplicable. Etait-il dans un roman de moeurs ou devant une affaire sordide ?

Un meurtre dans le monde calme des écluses de Champagne-Ardennes, qui plus est d'une bourgeoise inconnue, voilà de quoi faire des remous... Le commissaire Maigret, dont c'est là une des premières affaires, arrive sur les lieux, interrogeant les touristes anglais de passage aussi bien que les braves charretiers du coin.
C'est la première fois que je lis Simenon, je n'ai même jamais vu un épisode de Maigret à la télévision... C'est vous dire qu'il s'agit là d'une vraie découverte pour moi. Eh bien j'ai beaucoup aimé ce roman, avec une intrigue à dénouer, un héros qui mène l'enquête, dans un univers clos et au charme désormais suranné. C'est un "whodunit", comme j'aime! J'ai d'autres Simenon dans ma PAL, que je lirai avec plaisir les jours où j'aurai envie d'une lecture détente.

Les membres du Blogoclub parlent aujourd'hui d'un oeuvre de leur choix écrite par Boris Vian, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. Comme souvent, j'ai fait mon vilain petit canard, ayant déjà lu Vian sans grand plaisir, et je choisis d'évoquer Simenon, disparu il y a vingt ans. 1959, 1989... Je sais, le lien avec la lecture du Blogoclub est encore plus tordu que d'habitude!

Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Samedi 31 octobre 2009
Et ça c'est grâce à Caroline, ma copine de swap, qui maintenant m'offre même des cadeaux "hors circuit"!!!

Elle m'a très gentiment offert Le jeune homme vert, de Michel Déon, qu'elle a fait dédicacer par l'auteur au salon du livre de Saint Etienne.

J'suis trop contente, j'aime les dédicaces et je me disais justement il y a peu, en le voyant interviwé à la télévision, que je n'avais jamais rien lu de lui!

Le jeune homme vert, enfant trouvé en 1919 à Grangeville (Normandie), adopté par le jardinier du domaine de la famille du Courseau, grandit dans l'intimité de ses parents adoptifs et dans celle de ses nobles maîtres. Ses aventures à travers la France et l'Europe, mêlées à de nombreux événements publics et sociaux, inspirent à Michel Déon un roman picaresque dans la tradition de Lesage et de Fielding.

Quelqu'un l'a lu?
Par kalistina - Publié dans : nouveaux livres
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Vendredi 30 octobre 2009
Petite info pour les Marseillais amateurs de littérature jeunesse de qualité...
Rendez-vous le 12 novembre à l'Oasis des Délices, cours Julien, pour 3 heures de dédicaces!


Par kalistina - Publié dans : blabla
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Mercredi 28 octobre 2009
Dans une société sous contrôle total où le jeu règne en maître, un ado se retrouve détenteur d'un secret terrifiant, qui déchaîne contre lui les forces du Mal... et celles du Bien. Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir, de pièges en rebondissements, l'exaltant et périlleux destin d'un super-héros à mi-temps...

Avant même d'ouvrir le livre, j'ai aimé la couverture : ce nounours est intriguant, et surtout, y a des tas d'éléments en relief! Pourquoi ces petites choses amusantes semblent-elles réservées aux publications jeunesse??
Cette couverture est en outre intéressante pour ce qu'elle nous apprend d'ores et déjà du contenu du livre : les couleurs, l'illustration et surtout la police choisie m'ont fait penser qu'il s'agissait peut-être de SF (je n'avais pas lu la 4e de couverture, volontairement)...
Passons à l'histoire, maintenant. Effectivement, il s'agit là d'un roman de science-fiction : l'action se déroule dans un futur indéterminé, où les religions ont laissé place au culte du hasard, où tous les êtres humains de plus de 13 sont "empucés" (un peu comme les tortues dont les scientifiques veulent suivre les pérégrinations... sauf qu'il s'agit ici d'hommes et de femmes, sous contrôle permament et absolu de l'Etat!), où tout "manquement" quel qu'il soit est sanctionné par une baisse du statut social... Bref, une société qui fait froid dans le dos, comme dans tout bon roman d'anticipation!
Dans ce monde peu attirant, vit Thomas, bientôt 13 ans, sans amis ou presque car trop gros (être obèse fait partie de ces tares que la société condamne), vivant dans une banlieue pourrie du fait de l'alcoolisme de son père.
Sur la plage, Thomas s'amuse avec son cerf-volant... lorsqu'il en perd le contrôle et que celui-ci percute le vieux professeur Léonard Pictone, le tuant sur le coup. Panique!! Mais Thomas réagit au quart de tour et parvient à cacher le corps, pour éviter tout ennui. Il pense avoir réussi... Lorsqu'il se rend compte quelques heures plus tard que son nounours, son bon vieil ours en peluche, est désormais animé, habité par l'esprit du professeur Pictone! Ou comment un ado complexé se retrouve du jour au lendemain dans l'obligation de devoir sauver le monde, bon gré mal gré, avec un ours en peluche suprêmement intelligent...
J'ai trouvé les personnages particulièrement réussis. Thomas est un ado tout à fait crédible (plus que beaucoup d'autres que j'ai pu rencontrer dans d'autres romans, jeunesse ou pas) ; Léo est très attachant (en tout cas, moi, je m'y suis attachée!) ; le père de Thomas m'a fait bien de la peine (un type charmant, à l'esprit bien fait... pas fait pour ce monde asceptisé, donc) ; sa mère est une emmerdeuse de première (je ne vois pas comment le dire autrement!!)... Quant aux "méchants" de l'histoire, je les ai trouvés bien intriguants, mystérieux à souhait...
Quant à la description de cette société d'un monde futur, elle nous pousse à la réflexion et c'est quelque chose que j'apprécie dans tout roman, particulièrement en jeunesse où je déteste quand on prend le lecteur pour un demeuré (non pas que j'apprécie dans les autres cas...). Les invocations du dieu du hasard et le signe de la roue afférent sont proprement terrifiantes! De nombreux autres éléments m'ont fait penser aux classique du genre, notamment la torture mentale, le contrôle de la pensée, le double jeu des dirigeants... Les rêves de Thomas, lui permettant d'entrer, sans qu'il le maîtrise, en contact avec le "côté obscur" est une idée qui m'a particulièrement séduite.
Thomas Drimm est un roman sans temps mort, les actions s'enchaînent, l'univers créé est tout à fait convaincant et le danger que court le monde aussi : bref, pour moi, le pari de Didier Van Cauwelaert d'entrer dans le monde de la littérature jeunesse est réussi!! 

Merci aux éditions Albin Michel pour m'avoir offert ce livre, à Paola qui a eu la gentillesse de me l'envoyer et à Didier Van Cauwelaert pour me l'avoir dédicacé!

Les avis de Alwenn, Antigone, Celsmoon, Chatperlipopette, Chiffonnette, Happy Few, Karine:), Leiloona, Ori, Praline, Saxaoul, Stephie, Yueyin...
Par kalistina - Publié dans : littérature jeunesse
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Mardi 27 octobre 2009
Billet mis à jour en ce 27/10/2009

J'ai tâché de récapituler toutes mes lectures communes à venir, en donnant pour chaque titre les autres bloggeurs qui partagent la lecture et la date prévue pour la publication des billets. Il est fort probable que j'aie oublié des gens, ou des dates! N'hésitez pas à me le faire savoir par un petit commentaire!

Il y a également plusieurs livres dans ma PAL qu'Edelwe a déjà lus ; nous comptons donc publier nos billets le même jour. Je n'ai pas ajouté les titres en question, mais si vous voulez je pourrai le faire.

Je présente ci-dessous les lectures communes à venir ; les liens vers les lectures communes ayant déjà eu lieu sont consultables à la fin de ce billet.



Novembre 2009

Kessel Joseph : Le lion.
Avec Abeille, Carine, Cécile, Cryssilda, Edelwe, Hermione, Karine :), Lectiole, Stephie.  Pour le 19.

Sepulveda Luis : Le vieux qui lisait des romans d'amour.
Avec Edelwe, Hermione, Mariel, Theoma. Pour le 21.

Findley Timothy : Pilgrim.
Avec Edelwe, Lectiole. Pour le 27.


Décembre 2009

Dickens Charles : De grandes espérances.
Avec Ys. Pour le 21.



Janvier 2010

Austen Jane : Mansfield Park.
Avec Cécile, Diane, Edelwe, George, Hermione, Meria. Date à fixer.

Chandernagor Françoise : L'allée du roi
Avec Christelle. Pour le 24.


Février 2010


Maupassant Guy de : Boule de suif (recueil de nouvelles).
Avec Edelwe, Mariel.

Christie Agatha : Les pendules.
Avec Ankya.


Juin 2010


Cheng François : Le dit de Tianyi
Avec Flo. Date à fixer.



Mois et dates à fixer pour :

Auel J.M. : Les enfants de la terre.
Avec Edelwe.

Christie Agatha : Le vallon.
Avec Edelwe.

Dumas Alexandre : Vingt ans après
Avec Edelwe.

Fetjaine Jean-Louis : La trilogie des elfes.
Avec Edelwe.

Giono Jean : Le hussard sur le toit.
Avec Edelwe.

Gogol Nicolas : Journal d'un fou.
Avec Awa, Bladelor.

Hobb Robin : Les aventuriers de la mer T.1.
Avec Edelwe.

Homère : L'iliade.
Avec Bladelor (?), Edelwe.

Homère : L'odyssée.
Avec BladelorEdelwe.

Ishiguro Kazuo : Les vestiges du jour.
Avec Bladelor.

Joyce James : Dubliners.
Avec Nanne.

Malraux André : La condition humaine.
Avec Edelwe.

Maurier Daphné du : Mary Anne.
Avec Bladelor.

Melville Herman : Moby Dick.
Avec Edelwe.

Mérimée Prosper : Carmen.
Avec Edelwe.

Pagnol Marcel : Topaze.
Avec Edelwe.

Poe Edgar Allan : Histoires grotesques et sérieuses.
Avec Edelwe.

Swift Jonathan : Gulliver's travels.
Avec Edelwe.

Verne Jules : Le château des Carpathes.
Avec Edelwe.

Zola Emile : Pot-Bouille.
Avec ChristelleEdelwe, Nanne.



Lectures communes ayant déjà eu lieu :

Octobre 2009

Machiavel Nicolas : Le prince.
Avec Anne-Sophie, Belledenuit, Dunky, Edelwe, Petitefleur. Pour le 4.

Salinger J.D. : L'attrape-coeurs.
Avec Christelle. Pour le 15.

Nohant Gaëlle : L'ancre des rêves.
Avec Bladelor et Sylire. Pour le 22.
Par kalistina - Publié dans : challenges
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